Play-original dans "Le parisien"

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Les Playmobil ont la cote

Hubert Lizé | Publié dans Le Parisien, le 19 juil. 2013

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Jean-Philippe Broussin, graphiste de profession, collectionne les Playmobil depuis qu’il en a offert à son fils. Sa passion pour ces petites figurines l’a poussé à créer un site Internet (Play-original.com) où il répertorie tous les genres et organise des rencontres.

 

Il a fait son bonhomme de chemin le petit Playmobil. Près de quarante ans après sa création par la firme allemande de jouets Geobra Brandstätter, la figurine articulée en plastique ABS, d’une hauteur de 7,5 cm pour les personnages adultes, a fédéré des générations de fans.

Vendue à plus de 2,5 milliards d’exemplaires dans le monde, elle nourrit la passion des collectionneurs. Et les séries les plus anciennes (1974) (les ouvriers de chantier, les Indiens, les chevaliers) sont aujourd’hui très convoitées, alors même que l’entreprise de Nuremberg continue de commercialiser de nouvelles collections fabriquées en Allemagne ou à Malte, et vendues dans leur fameuse boîte bleue.

Jean-Philippe Broussin, graphiste, fait partie de ces jeunes quadras qui ont replongé en enfance pour la passion des Playmo, au point de créer un site Internet spécialisé et d’organiser des conventions qui attirent des chineurs par centaines*. Sa maison du Val-d’Oise est envahie de figurines. Ils sont répertoriés par genres, époques, modèles…

« C’est grâce à mon fils que j’ai repiqué au truc, raconte-t-il. Pour ses 3 ans, j’ai eu envie de lui faire découvrir ces petits jouets. Et retrouver mon vieux carton de Playmobil chez ma mère m’a foutu une baffe! Soudain, j’ai ressenti le besoin d’acquérir les pièces qui manquaient. » Les Playmobil vintage peuvent atteindre de jolies cotes sur le marché de l’occasion. D’où l’intérêt de fouiller les caisses de jouets qui pullulent dans les vide-greniers, ou de surfer sur les sites comme eBay ou Leboncoin. « Il faut néanmoins se méfier des enchères. Le même personnage peut être proposé à 3 € comme à 40 €. D’autres sont toujours commercialisés par la marque », prévient le spécialiste. Son conseil : aller vérifier sur les archives du site officiel (Playmobil.fr) les modèles qui ne sont plus fabriqués. En moyenne, il ne faut pas mettre plus de 2 € pour un personnage isolé.

Les figurines de la série Color (1970-1978), de couleur blanc ivoire car destinées à être peintes, sont les plus convoitées : elles se négocient autour de 10 € pièce. La boîte des « aristocrates », produite entre 1976 et 1978, est quasi introuvable : en état neuf, avec ses sept personnages, elle peut atteindre 150 €. Il faut compter 99 € pour la salle d’opération vintage, avec ses chirurgiens et infirmières…

Certains accessoires — une petite lance torsadée, un chapeau, une ceinture, un bouclier, une cape, une boucle de chaussure — peuvent coter à eux seuls jusqu’à 20 €. « Ces éléments ont souvent été perdus au fil du temps. Or, les microdétails sont importants pour les vrais collectionneurs », observe Jean-Philippe Broussin. Conçus par Hans Beck, les Playmobil se démontent en enlevant la tête et peuvent être customisés en d’infinies combinaisons.

Les vrais fanas ont d’ailleurs leur avatar : celui de Jean-Philippe Broussin est un moine bouddhiste. La marque allemande tolère plus qu’elle apprécie les figurines customisées. En revanche, elle interdit dans les rassemblements les soldats de la Seconde Guerre mondiale. Normal : le Playmobil est un jouet inoffensif. Qu’il s’agisse de pirates ou de policiers, tous ont le sourire : c’est même leur signe distinctif.

 

* Expo vente de Playmobil les 5 et 6 octobre à l’hippodrome d’Enghien-Soisy (95). Entrée gratuite. Info : www.smile-compagnie.fr.


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